Le jour où… j’ai écouté mon cœur…

 

Bonjour à tous, je me réjouis de passer ce moment d’ouverture du coeur avec vous…

Nourrie de magnifiques expériences vécues avec les animaux, je vous propose une histoire vécue avec mon chien Taffy :

Un matin, je prends le petit déjeuner devant mon jardin. Je suis assise face à la nature qui s’offre généreusement à tous mes sens. Je ne sais pas qui des arbres, des fleurs, du potager, des oiseaux m’invite à dialoguer avec Taffy. Tout de suite une intention s’invite dans l’écoute : lui proposer de venir vers moi sans que je l’appelle à haute voix.

Tout est calme dans la maison, mon chien dort derrière le canapé du salon. Nous ne nous voyons pas.

Je suis présente, le cœur ouvert, le corps réceptif et mon mental au repos. Je l’appelle :
– Taffy
– Oui
– Acceptes-tu que nous dialoguions ?
– Oui

La réponse est claire, aucune hésitation.
– Je te propose de venir vers moi sans que je n’émette aucun son extérieur, uniquement en vibrant ton nom à l’intérieur de mon corps. Est-ce possible ?
– Oui

Je l’appelle et je sens le son ‘Taffy’ parcourir chaque espace de mon corps. Je suis une cathédrale de chant qui tourne autour d’un axe bien ancré dans la terre et relié au ciel…
Rien ! Pas de chien près de moi. Surprise, je reprends le dialogue :
– Je t’appelle et tu ne viens pas. Que se passe-t-il ?
– Je suis là, à côté de toi.
– Tu n’es pas à côté de moi ! Je ne te vois pas, je ne te sens pas !
– Je suis là pourtant.

À cet instant, la notion «Il n’y a pas de limite, il n’y a que les limites que je m’impose» prend tout son sens pour moi. S’ouvre alors, la transformation de plusieurs notions bien ancrées, celle du mental d’abord : «C’est impossible que Taffy puisse venir vers moi s’il n’a pas été appelé à haute voix» … Ensuite, celle de mon intention : j’ai posé une intention donc il n’y a qu’une réponse possible. Et enfin celle de la distance : nous mesurons en mètres, en kilomètres donc les animaux ont le même sens des distances que moi.
Pour Taffy, c’est une ‘évidence’, il s’est déplacé et est venu à côté de moi. Pour moi, c’était une ‘évidence’ de le voir arriver physiquement. Une perception plus vaste de mon ressenti et de ma vue ont enrichi mon expérience.
Dans cette conscience, je reformule mon intention :
– Taffy, maintenant que j’ai ouvert mon champ de perceptions, pourrais-tu venir vers moi en te déplaçant physiquement ? J’ai besoin de faire cette expérience avec toi. Es-tu d’accord ?
– Oui
J’attends…et rien. Je ne vois aucun chien venir…

– Tu te fiches de moi ? lui dis-je, énervée.
– Non
– Que se passe-t-il alors ?
– Recentre-toi Françoise, je ne te reçois plus que très faiblement.
– Aaaah!

La surprise est totale. Mon chien ressent aussi que je me suis écartée de mon axe et du cœur, donc de l’écoute. Il ne reçoit plus mon message vibratoire. Ma cathédrale vibratoire s’est affaiblie et la présence au centrage s’impose clairement pour moi. Sur le champ, j’ouvre mon cœur et me recentre.

Mon corps, tel un instrument de musique, vibre à nouveau de toutes ses cordes…
Je ferme les yeux et je l’appelle à nouveau vibratoirement :
– Taffy
Au même instant, j’entends des mouvements dans la pièce d’à côté, je ne bouge pas et reste centrée, toute mon attention sur mon cœur, les yeux fermés.
– Ouvre les yeux, me dit-il.

Je les ouvre et… je n’en reviens pas. Mon chien est assis devant moi sans bouger. Ses yeux dans mes yeux !
Je n’ai pas de mot pour expliquer ce qui se passe en moi à cet instant : un nouvel espace s’est ouvert, l’impossible s’est transformé en l’immensité du possible !

 

Françoise